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105 hommes volontaires pour violer une femme endormie : un an après Mazan, rien n’a changé

105 hommes volontaires pour violer une femme endormie : un an après Mazan, rien n’a changé
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En quarante-huit heures, 105 hommes ont répondu à une fausse annonce proposant un rapport sexuel avec une femme endormie. Autrement dit, un viol. Preuve que la culture du viol résiste encore aux procès, aux discours et aux promesses politiques.

C’est fou comme, une fois de plus, rien ne change. Le 19 décembre 2024, la cour criminelle du Vaucluse rendait son verdict au terme de trois mois et demi d’un procès suffocant. Cinquante et un hommes étaient condamnés à des peines allant de trois ans d’emprisonnement partiellement assorties de sursis à vingt ans de réclusion criminelle pour Dominique Pelicot. Tous coupables d’avoir violé Gisèle Pelicot, droguée pendant près de dix ans par son mari, qui l’agressait lui-même et recrutait sur Internet d’autres hommes pour la violer.

Le procès historique dit des viols de Mazan, unanimement salué, avait mis en lumière l’ampleur vertigineuse des violences sexuelles et de la soumission chimique. On a parlé d’un moment de bascule. On a voulu croire à une prise de conscience collective. Et pourtant. C’est fou comme, une fois de plus, rien ne change.

Un an plus tard, le journaliste québécois Hugo Meunier a voulu voir si l’affaire Mazan « aurait au moins servi à éveiller les consciences, éduquer et prévenir, à l’instar du mouvement #MeToo ». Pour répondre à cette question - somme toute quelque peu naïve dans une société patriarcale - il a mené une enquête documentaire, réalisée avec...

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