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Les États-Unis ont-ils vraiment besoin de dépenser 131 milliards de dollars pour de nouvelles armes nucléaires?

Est-ce à cause des guerres en Ukraine et au Proche-Orient? On a entendu peu d’exclamations de surprise et vu peu de bouches béer lorsque l’armée de l’air américaine a annoncé, le 18 janvier dernier, que le prix de son nouveau missile balistique intercontinental à ogive nucléaire, le LGM-35A Sentinel, venait soudain d’augmenter de 37%.
Voilà qui devrait établir le coût total du programme de développement de ce missile à 131 milliards de dollars (près de 122 milliards d’euros). C’est le double du devis proposé par l’armée de l’air en 2015, au moment de l’introduction de ce programme.
La nouvelle estimation (et ce n’est qu’une estimation) comprend le coût de développement du missile, l’achat de 634 d’entre eux, l’installation de 450 dans des silos (le reste sera consacré aux essais et aux remplacements), ainsi que la connexion de leurs centres de lancement au réseau de contrôle des commandes. Cela n’inclut pas le coût d’entretien des missiles au cours des vingt prochaines années, ce qui devrait faire passer le total bien au-delà des 200 milliards de dollars. Et cela ne comprend pas non plus les 15,9 milliards de dollars que coûte la nouvelle ogive nucléaire, la W87-1, qui doit être placée au sommet du missile.
Le budget lié à la sécurité nationale touche le plafond
Tout cela soulève la question suivante: ces nouveaux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), destinés à remplacer…



