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L’Alabama va mener une expérience sur un condamné à mort

L’Alabama envisage de d’expérimenter l’hypoxie par inhalation d’azote, une méthode d’exécution encore inédite, lors de la mise à mort de Kenneth Smith, prévue pour ce jeudi 25 janvier. L’expérience montre qu’en matière de peine de mort, les expériences du genre tournent souvent au drame et ont des conséquences catastrophiques. L’exécution programmée de Kenneth Smith par l’Alabama pourrait être une nouvelle illustration tragique de ce qui se produit lorsque les États ressortent ce type de méthodes.
Et pourtant, début janvier, le juge de district R. Austin Huffaker a choisi de passer outre ce risque et de donner son accord à l’Alabama. Le juge fait ainsi fi des leçons de l’histoire et sa décision illustre les complexités et l’inhumanité kafkaïennes de la loi qui régit aujourd’hui le choix des méthodes d’exécution.
De désastreuses premières fois
Avant d’examiner de plus près l’inquiétant verdict de R. Austin Huffaker, cela vaut la peine de se pencher sur d’autres exemples d’innovations dans les techniques de mise à mort. Commençons par la décision, prise au XIXe siècle à New York, de remplacer la pendaison par la chaise électrique. Ce choix fut fait après une longue période d’étude de différentes méthodes d’exécution et après que des experts avaient garanti que l’électrocution serait un moyen indolore et humain d’appliquer la peine capitale. Malgré cela, le 6 août 1890, la première…



