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Des plans d’un «après-Gaza» se trament déjà en coulisses

«Voyons! Comment peut-on parler d’un “après-Gaza” avec les bombardements qui pleuvent et Israël qui mène un génocide contre la population gazaouie? Ce serait considérer qu’il ne se passe rien sur le terrain!» enrage Hassan Balawi, haut-fonctionnaire de l’Autorité palestinienne (AP) à l’ambassade de Palestine à Bruxelles. «Dire que ce drame remet la question politique sur la table est une logique totalement hors de la réalité. C’est mettre la charrue avant les bœufs.»
Un cessez-le-feu…
Pour lui, comme pour l’ensemble de la classe politique palestinienne, il faut d’abord un cessez-le-feu. «Ceux qui trament en coulisses un “après-Gaza” et vont nous dicter quoi faire ne sont même pas capables d’obtenir la fin des combats. Cessons d’abord la tuerie», continue d’enrager ce diplomate. Lundi 22 janvier, l’Europe a encore fait bloc pour la solution à deux États, mais n’a pas réussi à obtenir un cessez-le-feu… utopique quand Israël et le Hamas continuent de se livrer à un bras de fer.
Même si le chef du Hamas Ismaël Haniyeh (basé au Qatar) s’est entretenu le 20 janvier en Turquie avec le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan sur la libération des otages et l’instauration d’un cessez-le-feu «le plus rapidement possible», le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a rejeté le lendemain la proposition du Hamas, qui exige «l’arrêt immédiat de l’agression israélienne» avant…



