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Les défis de l’extrême droite au Parlement européen

Les défis de l’extrême droite au Parlement européen
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La percée de la droite radicale au Parlement européen (PE) est probable. Même s’ils sont rarement au pouvoir (Hongrie, Italie, Finlande, Slovaquie), ces partis s’installent dans le paysage politique de plusieurs États. C’est le cas en Pologne, en Suède, aux Pays-Bas, et évidemment en France, où le Rassemblement national (RN) a réussi sa conversion en crédibilité. Ces partis sont suffisamment influents pour peser dans la vie politique nationale. Pèseront-ils au niveau européen?

Une fois élus, les députés se regroupent non par pays mais par affinité politique pour former des groupes. Un groupe est constitué s’il réunit au moins vingt-trois membres issus de sept États différents. Il y a sept groupes au PE. Plus les effectifs des groupes sont nombreux et plus leur rôle au sein de l’institution est important. Depuis l’élection du PE au suffrage universel en 1979, il est dominé par deux groupes, émanations des deux partis, le Parti populaire européen (PPE), qui regroupe des formations nationales de droite classique (RPR, UMP, ou LR en France, CDU en Allemagne, etc.) et l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (SetD), de centre gauche. Ils se partagent l’essentiel des fonctions qui comptent: présidence de commission, rapporteurs, rapporteurs fictifs…

De leur côté, les partis de droite ont une incapacité quasi congénitale à se regrouper: «Les différents partis d’extrême…

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