actualites > france
La Résistance à l’échelle locale, des histoires d’hommes et de militants

Bretagne, Pays de la Loire, Champagne-Ardenne: ces deux livres viennent porter un regard plus local, pétri d’humanité, sur la Résistance et ceux qui la portèrent. Tous deux sont riches de réflexions sur le militantisme et l’héroïsme.
«Résistance antinazie, ouvrière et internationaliste», lutter de concert
Comme une partie de l’extrême gauche, les trotskistes n’ont pas toujours été à l’aise avec l’histoire de la Résistance. Plusieurs raisons l’expliquent. D’abord, quelques-uns d’entre eux ont été tués par les communistes pendant la guerre, comme Pietro Tresso et trois de ses camarades à la prison du Puy-en-Velay en 1943 (ce qu’avait montré Pierre Broué dans Meurtres au maquis).
Il faut ajouter que des trotskistes ont choisi de faire de l’entrisme dans plusieurs organisations –y compris, initialement, dans certaines organisations vichystes. Et que plusieurs groupes ont longtemps considéré que la Seconde Guerre mondiale n’était qu’une guerre entre «puissances impérialistes».
Robert Hirsch, Henri Le Dem et François Preneau viennent montrer qu’en Bretagne et dans les Pays de la Loire, les choses sont différentes. Les trotskistes, dès l’invasion de la France, considèrent que la lutte doit être menée de concert par les Français et les Allemands; aussi décident-ils de se consacrer au «travail allemand», c’est-à-dire de diffuser dans les troupes d’occupation des tracts et des informations…



