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"Il a reconnu sa participation" : cinq ans après la disparition de sa femme Delphine, Cédric Jubillar passe aux aveux !

"Il a reconnu sa participation" : cinq ans après la disparition de sa femme Delphine, Cédric Jubillar passe aux aveux !
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Coup de tonnerre dans l'une des affaires criminelles les plus suivies de ces dernières années : celle de la disparition de Delphine Jubillar. Son mari, Cédric Jubillar, avait été condamné en octobre dernier à 30 ans de réclusion criminelle, sans jamais reconnaître les faits. Mais à deux mois de son procès en appel, coup de théâtre : il vient d'avouer sa responsabilité dans un courrier adressé à son avocat, révèle La Dépêche du Midi, qui a eu accès à cette lettre manuscrite lundi 6 juillet.Reste désormais à comprendre ce qui a poussé Cédric Jubillar à enfin se livrer après cinq ans de silence. Du côté de la défense, plusieurs explications se dessinent. D'abord la relation de confiance tissée avec ses avocats, Pierre et Guy Debuisson, arrivés sur le dossier il y a six mois seulement. Ensuite, un facteur médical : les neuroleptiques qui l'aideraient à mieux supporter l'isolement carcéral. Et enfin, la baisse de la pression médiatique autour de l'affaire qui fascine la France depuis tant d'années.

Disparition de Delphine Jubillar : Cédric Jubillar passe aux aveux

Au fil de plusieurs parloirs, Cédric Jubillar est peu à peu passé aux aveux, couchant sur le papier le récit du féminicide le plus mystérieux de ces dernières années. Un geste rédigé "avec soulagement", selon ses avocats, qui y voient aussi une volonté d'apaisement : "Il veut aussi donner une sépulture à la mère de leurs deux enfants", insiste Pierre Debuisson. Dans cette lettre révélée lundi matin par La Dépêche, Cédric Jubillar s'engage surtout à collaborer pleinement avec la justice. Il promet en effet de livrer les détails du drame survenu le 15 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, à l'issue d'une dispute avec sa compagne, ainsi que l'endroit où il aurait abandonné son corps. Mais pour l'instant, motus sur les circonstances exactes : "Cédric Jubillar réserve les détails des circonstances de la disparition de son épouse à la justice et se met entièrement à sa disposition pour livrer toutes les précisions nécessaires", précisent ses deux avocats.

Le procès en appel doit commencer le 21 septembre

Jusqu'à présent, Cédric Jubillar a toujours clamé haut et fort son innocence, niant toute implication dans la mort de sa femme. Le peintre-plaquiste de 38 ans a malgré tout été condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle le 17 octobre 2025, à Albi, pour meurtre sur conjoint. Juste avant le verdict, il s'était encore défendu debout face à la cour d'assises du Tarn : "Je tiens à dire que je n'ai absolument rien fait à Delphine."Ses aveux changent aujourd'hui totalement la donne. Alors que l'affaire semblait scellée par la condamnation d'octobre, ce revirement relance l'enquête à seulement deux mois de l'ouverture de son procès en appel, prévue le 21 septembre devant la cour d'assises de Toulouse. Reste désormais à savoir si Cédric Jubillar tiendra ses engagements et livrera aux enquêteurs les précisions promises, notamment sur le lieu où reposerait le corps de Delphine. À suivre.

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