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Ces livrets d'épargne exonérés d'impôts dont vous ne profitez pas

Si le Livret A fait presque le plein, ce n'est pas le cas des deux autres livrets réglementés, le LDDS et le LEP, qui ne convainquent pas tous les épargnants potentiellement éligibles.
Le chiffre ne cesse d'impressionner : fin 2024, derniers chiffres disponibles (1), 83% de Français étaient titulaires d'un Livret A. C'est près du double de l'assurance vie, avec laquelle on le met souvent en concurrence et qui concerne environ 42% de la population (2).
Ce n'est pas pourtant pas le plus haut taux d'équipement atteint par le livret dans son histoire. Il est monté à 96% en 2013 (et à plus de 100% dans certaines régions !), avant que les banques commencent, sous la pression des pouvoirs publics, à contrôler la multidétention et à nettoyer leurs bilans des comptes inactifs. Il faut rappeler, en effet, que la loi n'autorise qu'un Livret A par personne.
Les épargnants ayant rempli leur Livret A, qui n'accepte pas plus de 22 950 euros de versements, disposent toutefois d'alternatives aux caractéristiques proches (rémunération exonérée d'impôts, totale garantie du capital, disponibilité permanente de l'argent) : le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) et le Livret d'épargne populaire (LEP). Et eux sont loin de faire le plein.



