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«Les Filles d’Olfa», «Au cimetière de la pellicule», «Welfare»: génie du documentaire

Inventifs et attentifs, les films de Kaouther Ben Hania, Thierno Souleymane Diallo et Frederick Wiseman explorent de multiples voies d’accès aux réalités du monde.
Ce 5 juillet sortent sur les grands écrans trois films qui rendent sensible la richesse et la diversité de ce qu’on englobe sous le terme «documentaire».
Ce sont bien, autant que ce terme signifie quelque chose, des documentaires, et des documentaires remarquables. Ce sont à part entière des œuvres de cinéma, mais aussi trois manifestations de la diversité des manières d’activer le cinéma documentaire, d’une actualité absolue aussi bien quant à leur sujet que quant à leur méthode.
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Cela vaut à l’évidence pour Les Filles d’Olfa, qui fut un des événements de la compétition officielle du Festival de Cannes cette année, un endroit où on trouve aussi rarement des documentaires que des films de réalisatrices tunisiennes. Les formes de l’enquête sur un cas ô combien réel, à travers la mise en place de dispositifs empruntés à la fiction, dispositifs explicités par le film lui-même, sont exemplaires de toute une dynamique actuellement en cours.
Si le thème est bien différent, on …



