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Avec «Pearl», le cinéma d’horreur tient une anti-héroïne d’anthologie

Sorti en VOD ce 16 août, le nouveau film de Ti West se montre à la hauteur du talent de son actrice Mia Goth, et nous offre un personnage délicieusement subversif.
Il en faut peu pour qu’on estime qu’une femme sort des clous: qu’elle ne sourie pas ou qu’elle ait refusé de s’épiler, par exemple. Mais parmi toutes les offenses que la gent féminine peut commettre contre son propre genre, rien ne surpasse le fait d’être hystérique, violente, ou les deux. C’est pourtant souvent, dans la pop culture, ce qui les rend les plus fun.
Les femmes psychopathes[1] de fiction sont forcément subversives, d’abord parce qu’elles tuent des gens, mais aussi car il leur manque certains des plus grands marqueurs de féminité: la compassion, la discrétion, la patience et la douceur.
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Autant de traits que vous ne risquez vraiment pas de trouver chez l’héroïne éponyme de Pearl, qui sort directement en VOD ce 16 août. Cette meurtrière, obsédée et stridente, s’inscrit directement dans la lignée des meilleures foldingues du grand écran, celles qui ont un pet au casque, qui cassent des chevilles et qui font bouillir des lapins.
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